Un incident mémorable à Guingamp
Guingamp - Montpellier (1-0)
Le Guingampais Therry Racon (numéro 24) et les Montpelliérains Yachir et Pionnier se sont mobilisés comme un seul homme. Heureusement, vendredi soir, l'attroupement général des deux équipes n'a pas dégénéré. Retour sur l'épisode quasi surréaliste de vendredi soir au Roudourou. L'expulsion de Suarez et de Mendy restera mémorable...
Le public du stade de Roudourou n'oubliera pas de sitôt cette pelouse si brusquement désertée à dix minutes de la fin du match Guingamp-Montpellier de vendredi soir. C'était tout simplement du jamais vu. Soudainement, la quasi totalité des joueurs s'est engouffrée dans l'escalier qui mène aux vestiaires, aux basques des deux exclus : Suarez (Guingamp) et Mendy (Montpellier). La crainte que les choses ne s'enveniment autrement que verbalement entre deux expulsés, livrés à eux-mêmes, s'est révélée contagieuse. Sans doute est-on passé tout près d'un accident gravissime.
A la 81e minute, embrayant sur les inquiétudes de Fabrice Abriel, observateur privilégié de la scène, Guingampais et Montpelliérains ont-ils cru bien faire en rejoignant si brusquement le couloir ? L'attroupement général a forcément été tendu mais heureusement sans violence.
« Lorsque je vois mes joueurs épauler un partenaire qui se fait prendre à partie, j'ai le devoir d'intervenir et d'être présent mais il ne s'est rien passé de dramatique dans le couloir », certifiait, vendredi soir, Alain Ravera.
L'entraîneur d'En Avant n'a pas mis longtemps à sentir le coup... et le danger. Il a quitté son banc de touche du côté opposé de la sortie vers les vestiaires, pour accourir afin d'apaiser les esprits. Les joueurs des deux camps, malgré l'enjeu et la nervosité grandissante, ayant eu l'immense mérite de conserver leur calme. Et pendant ces cinq minutes de flottement total, le public de Roudourou a bien cru que ça chauffait très dur dans ce fameux couloir. « Il ne s'est rien passé de grave. En fait, lorsqu'on est arrivé, il n'y avait plus rien, témoigne le Guingampais Therry Racon en tentant d'expliquer la réaction en chaîne des joueurs. En voyant Mendy repartir en courant, on s'est inquiété. Le premier réflexe a été de courir avec la volonté de calmer les choses. Le foot est un sport collectif. Si l'un d'entre nous y va, les autres suivent. On est solidaires. C'est ce qui explique notre attitude. Mais je comprends que le public se soit interrogé ».
Le milieu de terrain d'En Avant convient qu'il aurait cependant suffi d'un rien pour embraser les choses. D'où l'analyse légitime de Jean-François Domergue, l'entraîneur montpelliérain. « Sur la double expulsion, il y a des fautes de sécurité. On ne fait pas sortir deux joueurs comme ça sans encadrement.
Guingamp - Montpellier (1-0)
Le Guingampais Therry Racon (numéro 24) et les Montpelliérains Yachir et Pionnier se sont mobilisés comme un seul homme. Heureusement, vendredi soir, l'attroupement général des deux équipes n'a pas dégénéré. Retour sur l'épisode quasi surréaliste de vendredi soir au Roudourou. L'expulsion de Suarez et de Mendy restera mémorable...
Le public du stade de Roudourou n'oubliera pas de sitôt cette pelouse si brusquement désertée à dix minutes de la fin du match Guingamp-Montpellier de vendredi soir. C'était tout simplement du jamais vu. Soudainement, la quasi totalité des joueurs s'est engouffrée dans l'escalier qui mène aux vestiaires, aux basques des deux exclus : Suarez (Guingamp) et Mendy (Montpellier). La crainte que les choses ne s'enveniment autrement que verbalement entre deux expulsés, livrés à eux-mêmes, s'est révélée contagieuse. Sans doute est-on passé tout près d'un accident gravissime.
A la 81e minute, embrayant sur les inquiétudes de Fabrice Abriel, observateur privilégié de la scène, Guingampais et Montpelliérains ont-ils cru bien faire en rejoignant si brusquement le couloir ? L'attroupement général a forcément été tendu mais heureusement sans violence.
« Lorsque je vois mes joueurs épauler un partenaire qui se fait prendre à partie, j'ai le devoir d'intervenir et d'être présent mais il ne s'est rien passé de dramatique dans le couloir », certifiait, vendredi soir, Alain Ravera.
L'entraîneur d'En Avant n'a pas mis longtemps à sentir le coup... et le danger. Il a quitté son banc de touche du côté opposé de la sortie vers les vestiaires, pour accourir afin d'apaiser les esprits. Les joueurs des deux camps, malgré l'enjeu et la nervosité grandissante, ayant eu l'immense mérite de conserver leur calme. Et pendant ces cinq minutes de flottement total, le public de Roudourou a bien cru que ça chauffait très dur dans ce fameux couloir. « Il ne s'est rien passé de grave. En fait, lorsqu'on est arrivé, il n'y avait plus rien, témoigne le Guingampais Therry Racon en tentant d'expliquer la réaction en chaîne des joueurs. En voyant Mendy repartir en courant, on s'est inquiété. Le premier réflexe a été de courir avec la volonté de calmer les choses. Le foot est un sport collectif. Si l'un d'entre nous y va, les autres suivent. On est solidaires. C'est ce qui explique notre attitude. Mais je comprends que le public se soit interrogé ».
Le milieu de terrain d'En Avant convient qu'il aurait cependant suffi d'un rien pour embraser les choses. D'où l'analyse légitime de Jean-François Domergue, l'entraîneur montpelliérain. « Sur la double expulsion, il y a des fautes de sécurité. On ne fait pas sortir deux joueurs comme ça sans encadrement.